dimanche 6 janvier 2008

L'évaluation des ministres

On aurait pu croire à une blague, mais c'est bel et bien vrai : les ministres auront eux aussi leurs bulletin de notes. Il n'y a qu'à regarder les critères sur lesquels les ministres seront notés pour se dire que cette décision prise pas Nicolas Sarkozy est absurde.

Par exemple, Christine Albanel, ministre de la Culture, sera jugée sur l'"évolution de la fréquentation totale des lieux culturels" et celle de "la fréquentation des musées quand ils sont gratuits". Ne me dites quand même pas que c'est de la faute de Christine Albanel si les français ne mettent pas les pieds dans un musée...
Je suppose qu'il y aura aussi une note concernant "la communication" des ministres, ou leur dévouement au Sarkozysme, et la ministre des chiens risquent de passer un sale quart d'heure.

Apparemment, le seul qui ne sera pas noter, c'est Sarkozy. Mais je vous avoue que je ne suis pas pour la notation des ministres par le président de la République (et ses conseillers en com'...). Après tout, il les a choisi avec François Fillon, donc s'ils font du mauvais travail, on pourra toujours jeter la pierre sur Sarkozy et Fillon qui auront commis une erreur de casting. Et de toute manière, qui peut noter le gouvernement mieux que les français qui ont élus le président de la République au suffrage universel ?

Je vais simplement terminer avec l'hypocrisie des ministres qui, à la sortie de l'Elysée, tentait de garder le sourire tout en approuvant cette nouvelle décision. Oui, c'est beau de retourner à l'école, c'est beau de retrouver un bulletin de note, et c'est un rêve qui devient enfin réalité.

mardi 11 décembre 2007

Le problème Khadafi

Oui, il n'est pas normal d'accueillir, dans le pays des droits de l'Homme, un homme ayant financer des groupes terroristes. Oui, il n'est pas normal d'accueillir un homme qui n'ose dire un mot au sujet des infirmières bulgares torturées dans une prison libyenne, et d'un médecin palestinien violé par des chiens policiers. Oui, il n'est pas normal de dérouler le tapis rouge à un dictateur qui n'a d'ailleurs aucun sens de la diplomatie.
Il était donc normal et juste que la visite du colonel Khadafi créé la polémique, soulevant l'indignation de la gauche tout comme celle de la droite.

Dans une interview accordée au Parisien, Rama Yade, secrétaire d'état chargée des droits de l'Homme, s'exprimait sur la venue de Mouammar Khadafi :

Notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort.
(...)
Je me retrouve avec la journée internationale des droits de l'Homme sur les bras et Kadhafi sur le tarmac d'Orly. Donc pour moi c'est un problème.
Des propos très violents qui lui ont value une convocation à l'Elysée. Selon Nicolas Domenach (dans l'émission "l'Edition Spéciale" de Canal + du 11/12/2007), Nicolas Sarkozy lui aurait clairement dit qu'elle pouvait démissionner si elle n'était pas d'accord sur le principe de la visite de Khadafi en France. Apparemment, elle a préférée rester au gouvernement. En même temps, il aurait été surprenant de la voir démissionner, et Sarkozy aurait perdu l'un des symboles forts du gouvernement : sa Condi Rice.
Quant à Bernard Kouchner, il a déclaré qu'il enviait la liberté de ton de Rama Yade, bien qu'il est défendu, la veille, la "diplomatie d'ouverture" de Nicolas Sarkozy.

Sarkozy est d'ailleurs très malin quand il s'agit d'expliquer la venue de Khadafi. Il suffit de parler de milliards d'euros de contrats qui vont être signés dans les prochaines heures, et d'expliquer aux français qu'il va apporter du travail aux entreprises françaises comme EDF, Areva ou Alsthom...
Pense t-il que la France doit commercer avec n'importe qui simplement pour donner du travail aux français ? Doit-on pactiser avec le diable pour donner du travail aux entreprises françaises ?

Pour terminer, Mouammar Khadafi a affirmé ne pas avoir parler des droits de l'homme avec son homologue français. Aussitôt, l'Elysée dément, et Sarkozy réaffirme qu'il a bien parler des droits de l'Homme à Khadafi lors d'un dîner à l'Elysée. Bernard Accoyer et plusieurs autres parlementaires, qui étaient présents à ce dîner, ont confirmés les dires du président. On peut conclure que Khadafi a menti lors de l'interview qu'il a donné à France Télévisions et qu'il n'a décidément pas le sens de la diplomatie.

mercredi 5 décembre 2007

Une prime offerte aux témoins des émeutes

La police distribue depuis le week-end un appel à témoins à Villiers-le-Bel (Val d'Oise) où plusieurs policiers ont été blessés par des coups de feu lors des émeutes survenues les 25 et 26 novembre, a-t-on appris mardi de source policière.

Dans ce courrier déposé dans les boîtes aux lettres, les enquêteurs de la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de Versailles proposent de rémunérer des informations capitales permettant d'identifier le ou les tireurs. "Ça pourrait monter jusqu'à 10.000 euros", ajoute-t-on de source policière.

Source : Nouvel Obs
A l'époque ou le député UMPiste Eric Raoult prônait la délation, tout le monde (ou presque) s'y était opposé, trouvant cette méthode choquante. Certains de ses proches hésitaient même à lui serrer la main dans les couloirs de l'assemblée.

Dans cet article du Figaro, on peut aussi lire que le parquet de Versailles souhaite "stimuler les témoins" pour vaincre "la loi du silence".
Bizarrement, Eric Raoult argumentait, en 2006, de la même façon : "La loi du silence ne peut plus être tolérée dans ces dossiers d'agressions de policiers, qui sont indignes d'un pays démocratique". Pour lui, il fallait faire appel à la délation.

Avec Sarkozy, la délation ne choque plus personne, tout simplement parce que plusieurs dizaines de policiers ont été blessés, et parce que la Gauche ne s'oppose plus à cette méthode.
Prenons un exemple simple, celui d'Arnaud Montebourg, député socialiste en Saône-et-Loire (faut-il vraiment le présenter ?). En effet, plusieurs policiers de sa circonscription se sont déplacés du côté de Villiers-le-Bel et ont été blessés ; il leur a rendu visite à l'hôpital. Pourquoi Arnaud Montebourg s'opposerait à cette méthode si c'est pour retrouver les individus ayant tirés à plusieurs reprises sur des policiers de sa circonscription ? Non, il n'aurait aucun intérêt à faire ça.

Ce qui m'a aussi fait sourire, c'est que les témoins seront payés en liquide, c'est du moins ce qu'assure un haut responsable de la place Beauvau. J'espère qu'ils seront raccompagnés chez eux, car il ne faudrait pas qu'ils se fassent agressés en rentrant.

lundi 3 décembre 2007

Bruno Julliard, candidat aux municipales à Paris

Le président du principal syndicat étudiant, Bruno Julliard, annoncera ce lundi qu’il quittera la direction de l’Unef le 8 décembre.
Du côté de Libération, on nous annonce qu'il sera bien candidat aux municipales à Paris sur une liste de Bertrand Delanoë. La décision est prise. Reste à déterminer l’arrondissement d’atterrissage.

C'est l'info donc tout le monde parle en ce moment, alors qu'il était déjà pressenti, depuis le mois d'octobre, à figurer sur les listes du Parti Socialiste à Paris. Il était évident qu'il bascule du côté du PS, sa mère étant une élue socialiste et son père étant un militant communiste.

samedi 1 décembre 2007

L'ours en peluche Mohammed

40 coups de fouet, 6 mois de prison et une amende. Voila ce que risquait une institutrice britannique, Gillian Gibbons, qui enseignait à des enfants de 6 ans dans une école anglaise au Soudan, pour avoir permis à ses élèves d'appeler leur ours en peluche Mohamed ou Mahomet. Dans ce pays musulman où la charria (loi islamique) est appliquée, aucune représentation du Prophète n'est tolérée. L'institutrice avait demandé aux enfants de voter pour le nom qu'ils allaient donner à la mascotte de la classe et c'est Mohamed qui l'a emporté. L’un des collègues musulmans de Gillian Gibbons a précisé qu’il la connaissait bien et qu’elle n’aurait jamais fait quoi que ce soit qui puisse être insultant envers une foi religieuse. Il parle d' "erreur innocente". L'institutrice a été jugée hier sur fond de crise diplomatique. Elle a été condamnée à 15 jours de prison et à l'expulsion.

source : DSS
Aucune représentation du Prophète n'est tolérée au Soudan, mais des parents n'hésitent pas à nommer leur enfant Mohammed. Il doit bien y avoir un Mohammed sur terre qui n'est pas un saint, et qui nuit à l'image de leur prophète ? Non ?
Au passage, je vous signale que mon Ipod s'appelle Jésus, et que mon sac à dos s'appelle Moïse. Combien de coups de fouets je risque de recevoir ?

jeudi 29 novembre 2007

Léger retour en Chine

Saviez-vous que Nicolas Sarkozy aurait pu se passer de son voyage d'Etat en Chine ?
En réalité, les 41 chefs d'entreprises, qui accompagnaient le chef de l'Etat, savaient déjà qu'ils allaient signer de gros contrats puisque ça n'était que le fruit de plusieurs années de négociations entre eux et le gouvernement chinois.

Alors pourquoi le président s'est rendu en Chine ?
Tout simplement parce que c'est une tradition française que de demander à être accueillie par un pays qui est sous le point de signer de jolis contrats avec des entreprises françaises. Bien sûr, la Chine n'était pas obliger de céder à ce caprice, le Maroc non plus.
Les chefs d'entreprises signent les contrats, et repartent le sourire aux lèvres. Quant au président, il profite de l'effet d'annonce de la signature de ces contrats, fait croire qu'il ramène du travail et des milliards d'euros en France, et montre qu'il soutient les entrepreneurs français. Pas mal non ?

En résumé : Que de la Com'

mardi 27 novembre 2007

Politique People

Sur cet espace que vous appelez internet, certains s'amusent à qualifier Alain Delon de "parasites" - et ils ont bien raison - tandis que d'autres nous dévoilent que la nouvelle compagne du président de la République ne serait autre qu'une journaliste. Toutes ces affaires nuisent à la politique.

Pour terminer ce billet, j'aimerai vous livrer une savoureuse citation de Napoléon qui avait dit, un jour, à la veuve de Condorcet :

" je n'apprécie pas les femmes qui se mêlent de politique "
Espérons que Madame La Journaliste ne se mêle pas trop de Sa politique.