J'aimerai rebondir un instant sur cette dépêche de l'agence Reuters.
"Nous voulons traiter franchement les sujets qui fâchent mais dans une approche constructive", y compris la question des droits de l'homme, confirme-t-on à l'Elysée.Faut-il comprendre que le gouvernement précédent ne traitait pas les sujets qui fâchent de manière constructive ?
Toujours dans cette même dépêche, vous constaterez que L'Elysée n'a pas fait des droits de l'Homme l'un des thèmes prioritaires de cette visite d'Etat :
Le chef de l'Etat part en Chine avec en tête cinq thèmes prioritaires, a précisé le porte-parole de l'Elysée, David Martinon : l'environnement, l'établissement de relations économiques "harmonieuses", les échanges commerciaux, le rôle de la Chine dans le monde et le développement de l'Afrique.C'est d'autant plus vrai que l'Elysée n'a pas pris le soin d'emmener Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, en Chine. Le porte-parole se justifie d'une étrange façon :
"Le président n'a pas besoin de Rama pour parler des droits de l'homme, pas plus qu'il n'a besoin de Barnier pour parler d'agriculture ou de Lagarde pour parler d'économie", a expliqué David Martinon au Monde.Bizarrement, Christine Lagarde, dont le président n'a pas besoin pour parler d'économie, fait parti du voyage ; le porte-parole de l'Elysée manque de cohérence dans ses propos. L'argumentation de Martinon est regrettable, sinon pitoyable.
Bientôt, on racontera au peuple de France que le chef de l'Etat n'a plus besoin de ses ministres pour gouverner notre pays, et que son hyperactivité, à elle seule, suffira pour diriger notre République.

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